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Date de la dernière mise à jour:
27 /01/2011

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Les « traqueurs de corruption » se sont réunis à Washington du 06 au 08 décembre 2010...

Les « traqueurs de corruption » se sont réunis à Washington du 06 au 08 décembre 2010

 

Du 06 au 08 décembre 2010 – Certains acteurs de la lutte mondiale contre la corruption se sont réunis au siège de la Banque mondiale, à Washington. Ils se sont engagés à renforcer la répression des fraudes qui aboutissent chaque année au détournement de 20 à 40 milliards de dollars au détriment des pays en développement.


La CNLCSE a été effectivement représentée à cette importante réunion.


C’est la première fois, depuis sa création en 2009, que l’« Alliance internationale des traqueurs de corruption » se réunit. Plus de 200 membres, originaires de 134 pays, veulent coopérer pour mettre en place un régime international qui permette de « traquer » et de traiter des cas de fraude et de corruption qui par nature ne connaissent pas de frontière et mettent en jeu plusieurs pays.


Les deux grands objectifs de cette coalition sont l’augmentation des poursuites, tant dans les pays en développement que dans les pays riches, et la portée des décisions en découlant, qui doit être globale et multi-juridictionnelle.


Cette réunion, organisée par la Banque mondiale avec l’appui de l'Australie, de la Norvège et du Danemark, devait également permettre d’examiner les meilleures pratiques en matière de partage des informations et de contrôle de l’application des décisions.


Elle intervient à un moment où la Banque mondiale intensifie ses propres efforts de lutte contre la corruption, ce fléau étant considéré comme l’un des principaux obstacles au développement économique et social dans les pays à faible revenu.


Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick l’affirme sans détour : « Ceux qui volent de l’argent public, fraudent ou corrompent doivent être l’objet d’enquêtes et de poursuites ».


« Avec les membres de l’alliance, nous nous sommes fixés pour objectif au cours de la décennie qui vient de mieux anticiper les risques de fraude ou de corruption, en particulier dans les contextes délicats où travaille la Banque mondiale. »


« Les enjeux sont immenses. La corruption n’est pas uniquement un frein au développement, à l’innovation et à la croissance commerciale. Elle peut également tuer », met en garde Mme Mulyani.

 

« La corruption peut prendre la forme de la contrefaçon de médicaments, ce qui signifie que les gens ne seront pas soignés correctement et qu’ils pourront même en mourir. La corruption, c’est aussi un bâtiment qui s’effondre lors d’une catastrophe naturelle, parce que l’inspecteur en charge de la qualité des travaux a reçu de la part du constructeur une enveloppe pour falsifier son rapport. La corruption peut tuer. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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