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Affaire MAIRIE DE LOME : détournement des crédits et travailleurs fictifs...

l  y a quelques années, la ville de Lomé était une des destinations les plus prisées des touristes qui la choisissaient volontiers pour leur détente et leurs loisirs en raison de la propreté impeccable de ses rues, du charme de ces quartiers résidentiels blottis dans une verdure exubérante faite d'espaces verts, de trottoirs bordés de fleurs multicolores et d'allées plantées de cocotiers et d'essences rares.

 

Les troubles socio-politiques que notre pays a connus depuis le 05 octobre 1990 ont complètement défiguré la ville et mis à mal cette renommée légendaire de Lomé, ville coquette où il faisait bon vivre. Peu à peu, le Gouvernement, nonobstant les difficultés économiques de l'heure, a commencé à consentir les efforts nécessaires pour que Lomé retrouve sa coquetterie et sa propreté d'antan. Cependant, ces efforts du Gouvernement sont anéantis par la cupidité de certains directeurs de société de nettoyage de la ville et de ramassage des ordures qui ont préféré le gain facile au travail bien fait, laissant la belle ville de Lomé dans un état lamentable de délabrement prononcé.

 

En effet, les crédits mis à la disposition de la municipalité pour l'assainissement de la capitale sont en partie détournés par des membres du Conseil municipal qui ont créé de toutes pièces pour pomper la manne financière destinée au ramassage des ordures et à leur enlèvement.

Après l'interpellation du Maire Adjoint de Lomé, M. Limazié pour avoir touché frauduleusement 95 millions de francs CFA de salaires payés à des travailleurs fictifs à la Mairie et à l'EPAM, faits qu'il a d'ailleurs reconnus, la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique a été informée le vendredi 28 septembre 2001 que certains proches collaborateurs du Maire se préparaient à détruire les archives pour faire disparaître des dossiers comptables compromettants. La Commission a aussitôt saisi la Gendarmerie Nationale qui a fait sceller les bureaux de la Comptabilité. La Commission a alors entrepris l'examen des pièces Cette investigation a permis de mettre à jour à la Mairie de Lomé, des malversations financières monstres par surfacturations, factures fictives, contrats de complaisance etc. Lors d'une récente séance de délibérations en vue de l'adjudication des offres des travaux d'assainissement de la ville, les marchés ont été attribués à certains conseillers municipaux, propriétaires de sociétés de ramassage d'ordures au détriment des sociétés plus qualifiées.

Ainsi, des Conseillers municipaux et leurs amis ont-ils recruté des bonnes femmes qui sont traitées comme des esclaves, puisqu'elles sont payées 500 francs CFA par jour pour un travail pour lequel ces Conseillers municipaux devenus directeurs de Sociétés, sur la base des contrats les liant à la Mairie, perçoivent 50 voire 100 fois plus. Ces braves femmes totalement saignées à blanc ne sont d'ailleurs pas déclarées.

 

Le montant des factures douteuses que la Commission anti-corruption est en train de contrôler pour faire la part des fausses factures, des doubles facturations et des surfacturations en vue de leur remboursement à l'Etat par la vingtaine de sociétés incriminées, s'élèvent à 1.556.570.962 francs pour la seule année 2000. Le Maire de la Ville de Lomé, M Amouzouvi Akakpo, le Président de la Commission financière à la Mairie, M. Laban ainsi que le personnel de la Comptabilité de la Mairie et de la Recette municipale, ont été interpellés par la Gendarmerie Nationale.

Au moment où les salaires, les pensions et les bourses accusent des retards, il n'est pas admissible que le peu de ressources que dégage l'Etat pour la réalisation des projets socio-collectifs, soit toujours détourné pour la poche de quelques individus seulement, au détriment de l'ensemble des populations. Il fut un temps, la devise que chérissait les cadres togolais était " se servir non , servir le peuple oui ". Il est temps de revenir à ce principe sacro-saint de l'orthodoxie financière, car la croisade contre toutes les formes de la corruption et du sabotage économique lancée par le Chef de l'Etat le 14 janvier dernier, n'épargnera personne. Dans le cadre de son programme de moralisation, la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique lance un appel pressant à tous les cadres, ordonnateurs des budgets, comptables, contrôleurs, douaniers, agents des Impôts, personnels de Sécurité en service aux frontières ou chargés des contrôles routiers, pour qu'ils aient pitié de nos populations et qu'ils reviennent chacun à son niveau à des pratiques plus patriotiques en respectant les règles de bonne gestion et de transparence. Qu'ils ne pensent pas être à l'abri parce qu'ils agissent dans l'ombre. Même dans l'obscurité, il y a leur conscience qui les regarde.

 

                               [ La suite de cette affaire ]


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