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L'appel du Chef de l'Etat.

ogolaises, togolais.

Au seuil de la nouvelle année, je voudrais adresser à vous toutes et à vous tous, jeunes gens, jeunes filles, adultes, hommes, femmes, vieillards, habitants de villes, des villages, des campagnes et des hameaux les plus réculés, mes voeux les plus sincères de santé, de bonheur et de paix.

 

Je souhaite que la paix et la sécurité que notre pays a retrouvées grâce à Dieu, après les troubles qui ont perturbé la vie socio-politique et ruiné l'économie nationale, permettent la restauration de la confiance entre les fils de la nation et le renforcement de la détermination de toutes et de tous à oeuvrer pour aider le Togo à sortir des difficultés conjoncturelles qu'il traverse.

 

A la veille de la fête de la Libération nationale qui marque un tournant capital dans l'histoire de notre pays, j'ai l'intime conviction, qu'en transcendant de nouveau les clivages polituqes, ethniques et régionalistes qui se sont dressées ces dernières années comme des barrières entre les fils de la nation, nous parviendrons à l'entente cordiale et à la réconciliation générale sans lesquelles nos forces et nos intelligences ne nous seraient d'aucune utilité.

 

Je me réjouis de l'avancée positive qu'a connue le dialogue intertogolais que j'ai initié le 20 novembre 1998 et qui a permis de parvenir à l'Accord-Cadre de Lomé le 29 juillet 1999.

 

SORTIR NOTRE PAYS DE LA CRISE.

 

L'objectif que nous nous sommes fixé en invitant la classe politique togolaise à ce dialogue est d'éviter l'exclusion, de donner à toutes les togolaises et à tous les togolais, la possibilité de participer, quelle que soit la nature de leur contribution, à la reconstruction de notre pays fissuré, déchiré, divisé par les procès d'intention, les préjugés, l'intolérance, la haine et le mépris.

Les résultats encourageants auxquels nous sommes parvenus depuis deux ans montrent bien que nous sommes dans la bonne voie.

 

Tout en déplorant le retard accusé dans la mise en oeuvre des dispositions de l'Accord-Cadre de Lomé, nous devons poursuivre sans relâche nos efforts dans la voie où nous nous sommes engagés, afin de sortir notre pays de la crise qu'il traverse et dont il aurait pu faire l'économie, si quelques compatriotes poussés par des forces extérieures, la soif du pouvoir et de gain facile, ne s'étaient autoproclamés souverains sans le mandat du peuple.

 

Aujourd'hui, lorsque nous observons l'environnement politique, économique et social dans lequel évoluent les pauples et les nations du monde, nous pouvons nous féliciter des progrès que nous avons accomplis.

 

Nous avons été l'un des tous premiers pays africains à engager dès 1985, des réformes institutionnelles qui ont favorisé la libéralisation de la vie politique et l'élargissement des espaces de liberté.

 

La volonté de promouvoir les droits de l'homme et les libertés et d'instaurer une démocratie apaisée, a guidé les actions que nous avons menées jusqu'ici et continue de présider au dialogue politique que nous avons initié.

 

Grâce à ce dialogue, nous nous acheminons pacifiquement vers la normalisation de la vie politique, dans un cadre bien défini par les acteurs eux-mêmes.

 

C'est par une réelle ouverture d'esprit, un sens élevé de la responsabilité, une vraie tolérence, une acceptation totale de l'autre, un attachement résolu aux valeurs qui scelle le contrat social et politique, que nous conduirons dans de bonne conditions ce processus.

 

Les élections législatives ont été présentées dans l'Accord Cadre de Lomé comme l'aboutissement normal du dialogue intertogolais.

 

Au terme du nouveau code électoral, une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été mise en place. Elle est devenue la seule instance à laquelle incombe désormais, la responsabilité d'organiser les élections présidentielles, législatives et locales.

 

Dans mon appel du 21 décembre 2000 à la CENI, j'invitais toutes les parties concernées à s'organiser en vue de la tenue de ces élections dans les meilleurs délais. Car, les initiatives que nous avons prises, et les efforts que nous avons déjà déployés, méritent d'être encouragés et accompagnés par la reprise de la coopération avec nos partenaires au développement, de manière à soulager les populations qui sont les plus pénalisées par le gel de la situation.

 

Les partenaires au développément, savent eux-même que la démocratie a des exigences et que les peuples qui sont sevrés de l'assistance de la communauté internationale sont plus enclins à se replier sur eux-mêmes qu'à s'ouvrir aux valeurs et aux vertus de la démocratie.

 

Mes chers compatriotes,

 

Depuis le déclenchement des troubles socio-politiques du 5 octobre 1990 que rien ne justifiait, notre pays est entré dans une crise économique sans précédent. Les conséquences de cette crise qui a désorganisé la vie de la nation, sont encore durement ressenties par toutes les couches socio-professionnelles.

 

Voyez-vous, comme j'ai l'habitude de le dire, s'il est facile de détruire, il n'est pas aussi facile de reconstruire.

 

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LA MAUVAISE GESTION

 

Aujourd'hui il est impérieux que nous nous mobilisions pour engager une véritable croisade contre tous les maux qui sont à la base de cette crise économique.

 

Le laisser-aller, la corruption, la mauvaise gestion et le laxisme, sont des fléaux qui gangrènent notre économie. En effet il est devenu une pratique courante, pour les agent de l'Etat, depuis la base jusqu'au sommet, d'ériger des pot-de-vin, les dessous de tables et les commissions occultes, en obligations pour les services qu'ils sont appelés à rendre normalement dans l'exercice de leurs fonctions.

 

Les agents, parfois poussent la cupidité jusqu'à fixer par eux-mêmes le taux de la commission qui doit leur être versé avant l'exécution du travail pour lequel ils sont engagés et payés.

Il en est de même pour l'exécution des marchés publics, les paiements de mandats du trésors, l'établissement de dossiers administratifs et des documents de voyage.

Certains services publics en relation avec les fournisseurs, encouragent les surfacturations et certifient des prestations et des livraisons fictives, l'objectif étant de bénéficier des commissions et des ristournes.

 

Certains agents préposés à l'encaissement des différents impêts, taxes, amendes et autres recettes prévues par la loi des finances, s'organisent en réseaux, pour minorer ou supprimer les montants des sommes devant revenir à l'Etat, en contre-partie des ristournes en espèces qu'ils recoivent.

 

Toutes ces pratiques frauduleuses qui sont des actes de sabotage économique, nuisent aux recettes de l'Etat, et compromettent la bonne exécution du budget.

 

Les maigres ressources que l'Etat s'efforce de mettre à la disposition des services publics, font également l'objet d'une gestion opaque.

Souvent, des fonds destinés à certaines tâches prioritaires, sont affectées à des réalisations de complaisance, pourvu qu'elles dégagent des ristournes aux responsables.

Le budget de l'Etat est ainsi exécuté sans le respect des lignes de crédit et des procédures d'engagement des dépenses. Cette pratique conduit inévitablement à des dépassements budgétaires et à l'augmentation de la dette intérieure dont le poids participe à la baisse de la croissance économique.

 

Cette situation, vous vous en doutez, annihile les efforts du gouvernement pour assurer d'une part le paiement régulier des salaires, des pensions et des bourses et pour résorber d'autre part le chômage des jeunes...

 

              [ La suite du discours ]


 Les grands dossiers

EPAM: Etablissement public pour l'Eploitation de Marchés

Mairie de Lomé

OPAT: Office des produits agricoles du Togo

Togopharma

Dossier Agbéyomé KODJO

Affaire CNSS
 Les Communiqués
 Agenda de la Commission

Après six sessions à Viennes en AUTRUCHE, la Commission Anti Corruption a procédé à la signature de la convention des Nations Unis contre la corruption au MEXIQUE...

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