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Date de la dernière mise à jour:
27 /01/2011

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Conférence africaine des Institutions anti-corruption : du 20 au 23 juin 2011 au Burundi

 

La 1ère conférence des institutions anti-corruption au niveau continental s’est tenue du 20 au 23 juin 2011 à Bujumbura (BURUNDI)

Cette rencontre avait pour objectif de permettre aux différents réseaux sous-régionaux de s’unir afin de fédérer leurs énergies au sein d’une seule association continentale.


La conférence a enregistré la participation de 31 pays (Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Centrafrique, Djibouti, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République du Congo, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Soudan, Sud Soudan, Swaziland, Tanzanie, Togo (Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage Economique), Zambie). Le vice président de la BAD ainsi qu’un émissaire du Vice-président de la Banque Mondiale chargé de l’intégrité, y ont également pris part.


Le Chef de l’Etat burundais a présidé la cérémonie d’ouverture. Chaque pays a présenté la situation de la lutte anti-corruption dans son pays. La plupart des délégations ont déploré l’absence de volonté politique au plus haut niveau alors que celle-ci est le seul catalyseur de la mobilisation contre la corruption.
Cette absence d’engagement se traduit par le fait que 51 Etats sur 53 ont ratifié la Convention des Nations Unies mais seuls 31 ont ratifié la Convention de l’Union Africaine alors que celle-ci est antérieure au texte onusien.


La déclaration de Bujumbura adoptée à l’issue des travaux recommande :


- La ratification de la Convention de l’UA par les 22 Etats qui ne l’ont pas encore fait.
- L’institution d’une Association des Institutions africaines de lutte anti-corruption
- Un comité de pilote dirigé par M. Jean Baptiste ELIAS, Président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption du Bénin, proposera les textes afférents à la création de l’Association ;
- Le Nigéria s’est proposé d’accueillir la conférence de validation des statuts en octobre prochain à Abudja.

 

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